Citroën Berlingo Van First 2026 : premières mondiales, prix et date de lancement

Nouveau Citroën Berlingo Van First (2026) : le fourgon accessible fait sa première mondiale

Le 18 juin à Poissy, Citroën lève le voile avant l’IAA

Le 18 juin 2026, Citroën a officiellement présenté le Berlingo Van First depuis son usine de Poissy, dans les Yvelines. L’annonce s’est faite via un événement numérique paneuropéen auquel ont participé plus de 300 journalistes et professionnels du secteur. Pas de podium physique, pas de défilé de projecteurs : un dévoilement calibré pour diffuser l’information largement, sans les contraintes logistiques d’une présentation en présentiel à grande échelle.

La première mondiale physique, elle, a eu lieu bien plus tard, le 15 septembre 2026, à l’IAA Transportation de Hanovre. Le salon avait organisé sa journée presse la veille, le 14 septembre, avant d’ouvrir ses portes aux professionnels du 15 au 20 septembre. C’est là que le public a pu voir le véhicule pour la première fois de ses propres yeux, toucher les poignées de porte, mesurer le volume de chargement et prendre la mesure concrète de ce que le mot « First » implique à l’usage.

Ce qui rend ce calendrier inhabituel, c’est l’ouverture des commandes fixée au 1er septembre 2026 — soit deux semaines avant même que la majorité des acheteurs potentiels ait pu approcher le véhicule à Hanovre. Citroën a donc demandé à des responsables de flotte et des artisans de s’engager financièrement sur la base de fiches techniques et de photos. Ce type de pré-commercialisation agressive est devenu courant dans l’automobile grand public, mais reste plus rare sur les utilitaires légers, où l’acheteur professionnel veut souvent vérifier le volume de chargement et l’accessibilité avant de signer.

Ce que le Berlingo Van First change dans la gamme Citroën

L’appellation « First » ne relève pas du marketing de façade. Chez Citroën, elle désigne un positionnement d’entrée de gamme assumé, avec une réduction ciblée des équipements pour abaisser le prix d’accès. Le Berlingo Van existe en version standard depuis plusieurs années ; le « First » en reprend le gabarit et les dimensions de chargement, mais avec une liste de série allégée : on pense notamment à l’absence de certaines aides à la conduite non obligatoires, à une connectivité réduite et à des finitions intérieures plus sobres.

Sur le plan technique, le Berlingo Van First hérite du bloc 1.5 BlueHDi 100, un diesel quatre cylindres de 1 499 cm³ développant 100 chevaux, couplé à une boîte manuelle six rapports. Ce moteur est connu dans la famille PSA/Stellantis pour sa consommation maîtrisée — autour de 5,5 à 6 l/100 km en cycle mixte selon le chargement — et ses intervalles d’entretien espacés à 20 000 km. Une version essence n’est pas exclue, mais n’a pas été confirmée au moment du dévoilement. Aucune motorisation électrique n’est annoncée dans cette déclinaison First, le Berlingo Van Electric continuant d’occuper ce segment séparément.

Le gabarit reste celui du Berlingo Van M : longueur d’environ 4,40 m, volume de chargement de l’ordre de 3,3 m³ pour la version courte, avec une charge utile maintenue autour de 600 à 700 kg selon la configuration. Ces chiffres sont identiques au Berlingo standard, ce qui confirme que l’économie se fait sur l’équipement, pas sur la capacité de travail. Un plancher bois, des crochets d’arrimage et une cloison de séparation cabine-chargement restent présents en série, car ce sont des éléments fonctionnels que les acheteurs professionnels refusent de négocier.

Pourquoi Stellantis sort ce véhicule maintenant

Le contexte industriel pousse Stellantis à réagir vite sur le segment entrée de gamme des utilitaires légers. Depuis 2024, plusieurs constructeurs chinois — BYD en tête, mais aussi Maxus et Chery — ont commencé à proposer des fourgons compacts en Europe à des prix inférieurs de 15 à 25 % aux offres européennes équivalentes. Sur un marché où la décision d’achat se fait souvent à quelques centaines d’euros de différence sur le loyer de location longue durée, cet écart tarifaire est significatif.

Le Berlingo Van First joue donc un rôle défensif autant que commercial. En abaissant le point d’entrée tarifaire, Stellantis cherche à retenir des volumes que la pression concurrentielle risquait de faire basculer vers des alternatives moins connues. La même logique vaut pour Peugeot avec le Partner First et pour Opel/Vauxhall avec le Combo First : les trois véhicules partagent vraisemblablement la même plateforme EMP2 et les mêmes organes mécaniques, avec des habillages et des réseaux commerciaux distincts.

L’usine de Poissy, qui assemble le Berlingo depuis plusieurs générations, bénéficie directement de ces lancements coordonnés. Maintenir les cadences sur une plateforme amortie depuis des années permet de produire à coût réduit, ce qui rend techniquement possible un prix catalogue compétitif sans sacrifier les marges au-delà du raisonnable. C’est un calcul industriel classique que Stellantis a déjà pratiqué avec le Dacia Dokker à son époque, ou avec certaines déclinaisons low-cost de la gamme Fiat Professional. Pour un artisan qui s’intéresse à l’aménagement de son utilitaire compact, ce type de véhicule offre une base de départ moins onéreuse avant toute transformation.

Commercialisation à partir de novembre 2026 : ce qu’attendent les acheteurs professionnels

Les premières livraisons sont attendues à partir de novembre 2026, selon les informations communiquées par Citroën lors du dévoilement de juin. Le réseau de concessionnaires professionnels a été briefé en amont pour gérer les commandes ouvertes depuis le 1er septembre, avec des délais de livraison annoncés entre six et dix semaines selon les configurations.

Les cibles prioritaires sont clairement définies : artisans du bâtiment, TPE de services, gestionnaires de petites flottes qui cherchent à renouveler des véhicules en fin de cycle sans alourdir le budget mensuel. Sur ces segments, le coût total de possession prime sur le prix catalogue. Les questions restées ouvertes à l’issue de l’IAA portent précisément sur ce point : quelle sera la valeur résiduelle à 36 mois, quels sont les tarifs LLD plancher que les concessions proposeront, et les contrats d’entretien seront-ils intégrables dès l’entrée de gamme ?

Les professionnels présents à Hanovre ont noté positivement la conservation des capacités de chargement par rapport au Berlingo standard, et la présence maintenue d’une double porte latérale coulissante en série — un point sur lequel certains redoutaient des coupes. Les réserves portent davantage sur l’absence d’une aide au stationnement arrière en série et sur la connectivité téléphonique, réduite à une prise USB sans interface CarPlay ni Android Auto dans la finition de base. Sur un véhicule de travail qui parcourt 40 000 km par an, ce détail finit par peser dans le quotidien du conducteur. Comme pour un utilitaire qui vieillit bien malgré un équipement spartiate, la robustesse mécanique et la modularité restent les arguments qui font la décision sur le long terme.