Vous mettez entre 40 000 et 100 000 euros sur la table – et certaines marques vous remercient avec des infiltrations dès la troisième année.
Le marché du camping-car en France a enregistré 68 041 ventes d’occasion en 2025, soit autant d’opportunités de faire le bon choix… ou le mauvais. Voici ce que les vendeurs ne vous diront pas.
Quelles sont les marques de camping-car les plus déconseillées en 2025?
Le consensus est solide sur les forums et les retours d’atelier : CI, Roller Team, Gulfstream, Fleetwood et Coleman figurent systématiquement en tête des marques déconseillées.
Les reproches sont constants – étanchéité défaillante, finitions qui ne résistent pas à deux hivers, fiabilité générale en dessous du prix demandé.
D’autres noms reviennent régulièrement dans les mauvaises listes : McLouis, Sunlight, Elnagh et Trigano sur ses gammes d’entrée de gamme.
Ces marques ne sont pas toujours mauvaises sur l’ensemble de leur catalogue – c’est précisément le piège. Un même constructeur peut produire un modèle correct à 65 000 euros et un véhicule problématique à 38 000 euros.
Chausson mérite une mention particulière. La gamme Flash est explicitement déconseillée : matériaux faibles, pannes électriques répétées, finitions qui vieillissent mal. Pourtant, Chausson hors cette gamme reste une marque recommandée.
C’est cette nuance que vous devez absolument maîtriser avant d’aller voir un concessionnaire.
Quels sont les défauts récurrents qui doivent vous alerter à l’achat?

Les infiltrations d’eau sont le problème numéro un. Entre 25 et 40 % des véhicules de certaines marques sont concernés après trois ans d’utilisation, selon les données compilées par les professionnels de la réparation.
Une infiltration non détectée à temps coûte entre 3 000 et 6 000 euros en réparation – sans compter les dégâts sur l’isolation et le mobilier intérieur.
L’électrique est le deuxième point noir. Selon une étude de l’ADAC, 46,3 % des pannes de camping-car proviennent de la batterie, et 10 % du câblage. Sur les marques d’entrée de gamme, les faisceaux électriques sont souvent sous-dimensionnés et mal protégés contre l’humidité.
L’isolation est un critère que beaucoup négligent. Des parois de moins de 30 mm rendent le véhicule inutilisable en dehors de la période estivale. Si vous envisagez un usage quatre saisons, cette donnée technique doit figurer dans vos questions obligatoires au vendeur.
Enfin, si le camping-car est sur base Ford, renseignez-vous sur la motorisation. Le moteur Ford Puma 2.2 TDCi est connu pour ses casses dès 72 000 km – injecteurs et pompe haute pression en tête.
Ce problème est documenté et récurrent. Les bases Citroën Jumper ont leurs propres historiques de fiabilité qu’il vaut mieux connaître avant de signer.
Camping-car d’occasion à éviter : quels critères surveiller en priorité?
Le marché de l’occasion a progressé de 3,55 % en 2025 pour atteindre 68 041 transactions. C’est un volume considérable, avec une hétérogénéité tout aussi considérable.
Un bon camping-car d’occasion et un mauvais se ressemblent souvent à l’oeil nu – la différence se voit sous les joints, dans les placards et sous le tableau de bord.
Le test d’étanchéité est non négociable. Exigez-le par écrit avant l’achat, ou faites intervenir un professionnel indépendant. Les zones à surveiller en priorité sont les joints de toit, les angles du pavillon et les passages de câbles.
- Historique d’entretien complet – carnet à jour, factures des révisions
- Test d’étanchéité réalisé par un tiers indépendant
- État du câblage et des connexions électriques (testez chaque circuit)
- Contrôle de la batterie de service (46,3 % des pannes selon l’ADAC)
- Épaisseur des parois vérifiée sur fiche technique (minimum 30 mm pour 4 saisons)
- Kilométrage moteur rapporté à la base véhicule, pas seulement à la cellule
Une extension de garantie camping-car peut limiter les risques sur un véhicule d’occasion récent – à condition de vérifier précisément ce qu’elle couvre, et surtout ce qu’elle exclut.
Chausson, Bürstner, Pilote : fiables ou à éviter selon la gamme?

Ces trois marques illustrent parfaitement la complexité du marché : ni clairement à éviter, ni clairement recommandées sans nuance. Tout dépend du modèle et du niveau de gamme ciblé.
Chausson est la plus représentative de cette dualité. La gamme Flash cumule les mauvais retours – matériaux bas de gamme, pannes électriques récurrentes, finitions qui se dégradent vite. Les autres gammes Chausson sont jugées bien plus solides et représentent un rapport qualité-prix correct.
Bürstner souffre du même clivage. L’entrée de gamme est régulièrement citée parmi les camping-cars à ne pas acheter si vous attendez durabilité et finitions soignées. En revanche, les modèles intermédiaires et premium de la marque bénéficient d’une tout autre réputation.
Pilote est dans une situation similaire. Certaines gammes vieillissent mal à l’intérieur – les plastiques jaunissent, les assemblages bougent. Hors entrée de gamme, la marque française reste une valeur sûre reconnue par les professionnels.
Combien peut coûter une mauvaise décision d’achat en camping-car?
La réponse en chiffres est brutale. Un camping-car acheté 15 000 euros moins cher qu’un modèle fiable peut générer 2 500 à 3 000 euros de réparations annuelles. Sur cinq ans, la « bonne affaire » vous revient plus cher que l’option sérieuse d’origine.
Les infiltrations représentent le risque financier le plus lourd. Une réparation grave – remplacement de l’isolation, traitement des moisissures, remise en état du mobilier – coûte entre 3 000 et 6 000 euros.
Et ce type de dégât peut survenir sur un véhicule de trois ans à peine, si les joints d’origine étaient médiocres.
Il faut aussi intégrer le coût invisible : l’immobilisation. Un camping-car en atelier deux semaines en juillet, c’est des vacances annulées. Sur les marques problématiques, les délais de réparation s’allongent souvent faute de pièces disponibles rapidement.
Quelle est la marque de camping-car la plus fiable en 2025?

Hymer se détache nettement. La marque allemande affiche un taux de satisfaction supérieur à 80 %, une fiabilité long terme reconnue, et un service après-vente réactif. Le prix est plus élevé à l’achat – c’est la contrepartie directe de cette qualité, et les propriétaires Hymer le confirment unanimement.
Rapido est la référence française sur les gammes moyenne et haute. Bien construit, durable, avec des finitions qui tiennent dans le temps. C’est une marque que les professionnels de l’entretien recommandent régulièrement pour sa constance.
Les marques suivantes complètent le classement des camping-cars increvables recommandés :
- Hymer – fiabilité premium, SAV solide, longévité démontrée
- Rapido – référence française moyenne/haute gamme, durabilité reconnue
- Adria – bon rapport qualité-prix sur l’ensemble des gammes
- Benimar – finitions correctes, fiabilité supérieure à la moyenne
- Pilote – recommandé hors entrée de gamme
- Bürstner – recommandé hors entrée de gamme
- Chausson – recommandé hors gamme Flash
Quel classement des marques de camping-car pour choisir en toute confiance?
Voici un classement structuré par niveau de fiabilité pour vous aider à positionner chaque marque selon votre budget et vos exigences d’usage réel.
| Niveau | Marques | Profil d’acheteur |
|---|---|---|
| Premium – très fiable | Hymer, Rapido (haute gamme) | Usage intensif, long terme, budget +70 000 € |
| Intermédiaire – fiable | Adria, Benimar, Pilote (milieu de gamme), Bürstner (milieu/haut), Chausson (hors Flash) | Usage régulier, bon compromis qualité-prix |
| Entrée de gamme – vigilance requise | Chausson Flash, Bürstner entrée, Pilote entrée, Trigano entrée, Sunlight, Elnagh, McLouis | Usage occasionnel uniquement, avec inspection rigoureuse |
| À éviter | CI, Roller Team, Gulfstream, Fleetwood, Coleman | Aucun profil – risque financier trop élevé |
Ce classement des marques de camping-car doit être lu avec une règle d’or : la gamme compte autant que la marque. Un constructeur présent dans deux catégories n’est pas incohérent – il couvre des niveaux de qualité différents avec des lignes de production différentes.
Avant de signer quoi que ce soit, posez deux questions simples au vendeur : le résultat du test d’étanchéité, et l’épaisseur des parois. Si la réponse tarde ou devient floue, vous avez déjà votre réponse.