Une marque disparue depuis 1978, et pourtant des milliers de collectionneurs prêts à débourser plusieurs centaines d’euros pour en posséder les répliques à l’échelle 1/43.
La collection Saviem lancée par Altaya fin 2025 touche quelque chose de précis : la mémoire du transport routier français, avec ses livrées d’entreprises disparues et ses silhouettes de cabines reconnaissables entre mille.
Voici ce que vous devez savoir avant de vous lancer.
Saviem, une marque disparue qui mérite d’être connue
Saviem – acronyme de Société Anonyme de Véhicules Industriels et d’Équipements Mécaniques – naît en 1955 de la volonté de Renault de structurer sa production de véhicules utilitaires lourds.
Pendant plus de deux décennies, la marque produit une gamme étendue : camions porteurs, semi-remorques, autocars et autobus urbains qui équipent alors une grande partie du parc professionnel français.
En 1978, Saviem fusionne avec Berliet pour former RVI – Renault Véhicules Industriels -, l’entité qui deviendra Renault Trucks. La marque disparaît des plaques signalétiques, mais pas des mémoires.
Beaucoup d’anciens chauffeurs routiers ou d’agents de collectivités ont conduit un SM8, chargé un JL 20 ou vu défiler des autocars S105R sur les routes de montagne. C’est cet attachement concret, pas romantique, que la collection Altaya vient capter.
Que contient exactement la collection Altaya dédiée à Saviem?

Altaya prévoit environ 90 numéros au total pour cette collection, publiés à raison d’un numéro toutes les deux semaines.
Le rythme bimensuel est classique pour ce type de série en kiosque, mais il implique un engagement financier sur plusieurs années pour qui veut compléter l’ensemble.
La fabrication est confiée à IXO Models, sous-traitant portugais bien établi sur le marché des miniatures de presse, qui travaille régulièrement avec Altaya sur ses collections automobiles et poids lourds.
Les modèles sont produits à l’échelle 1/43, avec une carrosserie en métal zamak et des éléments de châssis ou de détail en ABS injecté.
Pour les camions, cette combinaison donne un bon rendu de masse et de finition. Le premier numéro – le Saviem JM 200 Mont Blanc – est proposé à 7,99 €, tarif d’appel destiné à faire tester la collection. Les numéros suivants sont facturés au tarif standard de la gamme.
Le magazine d’accompagnement fourni avec chaque modèle retrace l’histoire du véhicule et son contexte industriel – un plus pour qui veut comprendre ce qu’il collectionne, pas juste l’aligner sur une étagère.
Liste des modèles au programme : camions, bus et semi-remorques
La sélection couvre plusieurs décennies de production Saviem, avec quelques incursions chez les marques absorbées ou associées. Voici les modèles confirmés à ce jour :
| N° | Modèle | Type |
|---|---|---|
| 1 | Saviem JM 200 Mont Blanc | Camion porteur |
| 9 | Saviem PX 40 Calberson | Camion porteur |
| 10 | Saviem S53 | Autocar |
| 18 | Saviem HM26 Turbo | Camion porteur |
| 19 | Saviem JL 20 BP | Semi-remorque |
| 20 | Somua JL17 Cottard « Lustucru » | Camion porteur |
| 21 | Latil VMA 40 Sides | Camion spécial |
| 22 | Saviem 15.215 DHA | Camion porteur |
| 23 | Saviem PX-40 Semi-Remorque | Semi-remorque |
| 24 | Latil H14 « Motoconfort » | Camion porteur |
| 25 | Saviem JL 23-4 B.O.M. | Camion benne |
| 26 | Saviem S105R | Autocar |
| 31 | Latil H14A1TL10 Saint-Gobain | Camion porteur |
| 32 | Saviem SM8 | Camion porteur |
| 33 | Saviem SG5 XL | Camion porteur |
| 34 | Saviem SM19.304 DEA | Camion porteur |
La présence de modèles Latil et Somua dans la liste mérite d’être signalée : ces deux marques ont été intégrées à Saviem au fil des années, et leur inclusion donne une vraie cohérence historique à la collection.
Le Somua JL17 aux couleurs Lustucru ou le Latil H14 en livrée Motoconfort sont des témoins directs d’une époque où les grandes marques de grande consommation possédaient leurs propres flottes de livraison.
Quelles sont les dates de sortie des prochains numéros?

Le N°1 est disponible en kiosque depuis le 18 décembre 2025. Les parutions suivantes s’enchaînent ensuite selon ce calendrier :
- N°2 : 7 janvier 2026
- N°3 : 21 janvier 2026
- N°4 : 4 février 2026
- N°5 : 18 février 2026
- N°6 : 4 mars 2026
- N°11 (modèle spécial) : 13 mai 2026
- N°14 : 24 juin 2026
- N°15 : 8 juillet 2026
- N°16 : 22 juillet 2026
- N°17 : 5 août 2026
- N°18 : 19 août 2026
- N°19 : 2 septembre 2026
- N°20 : 16 septembre 2026
- N°21 : 30 septembre 2026
- N°22 : 14 octobre 2026
- N°23 : 28 octobre 2026
- N°24 : 11 novembre 2026
- N°25 : 25 novembre 2026
- N°26 : 9 décembre 2026
Les premières dates de 2027 sont déjà connues : le N°31 (Latil H14A1TL10 Saint-Gobain) paraît le 17 février 2027, suivi du N°32 le 3 mars, du N°33 le 17 mars et du N°34 le 31 mars.
Vous pouvez retrouver l’ensemble des prochaines sorties de miniatures en presse pour suivre les nouvelles collections en parallèle.
Le calendrier confirme que la collection s’étale au minimum jusqu’en 2028 si le rythme bimensuel se maintient sur les 90 numéros annoncés.
Avis et retours des collectionneurs sur la collection Altaya
Les premières réactions sur les forums de collectionneurs de miniatures poids lourds sont globalement positives sur la qualité IXO.
Les finitions de peinture sont jugées propres, les livraisons d’époque – couleurs Calberson, BP, Lustucru – bien restituées sans bavure. Sur ce point, IXO a progressé depuis ses premières séries camions du début des années 2000.
Le reproche récurrent sur ce type de collection concerne les détails de cabine : rétroviseurs trop épais, vitres teintées uniformément, absence de figurines conducteur.
À l’échelle 1/43, ces simplifications sont inévitables pour tenir les coûts, mais elles font la différence entre un modèle « correct » et un modèle d’exposition. Les amateurs exigeants le savent avant d’acheter.
Sur le rapport qualité/prix, le consensus des collectionneurs est nuancé. À 7,99 € pour le N°1, c’est une entrée sans risque. Pour les numéros suivants au tarif plein, la valeur perçue dépend de votre attachement au modèle spécifique.
Un Saviem SM8 ou un autocar S105R intéressera davantage un ancien professionnel du transport qu’un collectionneur orienté voitures de sport.
Un bémol souvent mentionné sur les collections Altaya longues : la régularité de distribution en kiosque. Sur 90 numéros, il est fréquent que certains points de vente manquent un ou deux numéros – et les revendeurs ne restockent pas toujours.
C’est un risque réel à anticiper si vous choisissez de passer uniquement par le kiosque.
Abonnement ou achat en kiosque : comment obtenir chaque numéro?

Deux options s’offrent à vous. L’achat en kiosque permet de tester sans engagement, de sauter les numéros qui ne vous intéressent pas, et de contrôler votre dépense mois par mois.
Sur une collection courte de 20 ou 30 numéros, ça fonctionne bien. Sur 90 numéros étalés sur quatre ans, c’est une gestion fastidieuse.
L’abonnement direct chez Altaya garantit la réception de chaque numéro à domicile sans dépendre du réassort du marchand de journaux.
Altaya propose généralement des formules avec engagement trimestriel ou semestriel, résiliables selon les conditions du moment. L’avantage logistique est réel, surtout à partir du N°10 quand la collection prend son rythme de croisière.
Si vous collectionnez d’autres séries en parallèle – camions, automobiles, motos – il peut être utile de regrouper vos abonnements chez le même éditeur pour simplifier la gestion.
Pour les collectionneurs qui suivent plusieurs séries à la fois, surveiller les nouveautés miniatures presse à venir en 2026 permet d’arbitrer entre les collections selon leur calendrier et leur thématique.
À terme, 90 numéros à tarif plein représentent un budget que vous devez évaluer honnêtement avant de démarrer : sur quatre ans de collection, la facture totale peut facilement dépasser 700 à 800 €. Ce n’est pas une dépense anodine.
Mais pour qui a croisé un Saviem JM 200 sur une route de col dans les années 70, chaque modèle posé sur l’étagère vaut davantage qu’une miniature – c’est un bout de route qui ne reviendra pas.